Jean d’Aillon – Le mystère de la chambre bleue

 

Résumé :

En juin 1642, une copie du traité d’alliance passé entre le marquis de Cinq-Mars et l’Espagne arrive mystérieusement sur le bureau du cardinal de Richelieu. Dans le Paris de Louis XIII certains s’interrogent sur le rôle qu’aurait pu jouer la marquise de Rambouillet, surnommée Arthénice, durant les trois conspirations de 1641 : celle du duc de Vendôme, celle du duc de Soissons et celle du marquis de Cinq-Mars.
Le perspicace notaire Louis Fronsac, ami du poète Vincent Voiture et du commissaire-enquêteur Gaston de Tilly, recherche la vérité sur la mystérieuse chambre bleue d’Arthénice. Enquête pour laquelle il risque sa vie, mais heureusement il est protégé par Giulio Mozarini…

 

Avis :

Jean d’Aillon je l’ai découvert avec « Les ferrets de la Reine » et « De taille et d’estoc ». J’avais été littéralement subjuguée par le style de l’auteur, sa connaissance historique, sa plume, enfin tout quoi. C’est pour cette raison que je me suis empressée d’acheter tous les livres de cet auteur et que j’ai attaqué celui-ci il y a deux semaines. Mais là, BAM, le choc ! Alors je n’irais pas jusque à dire que c’était mauvais, mais bien en deçà des précédents. La chute a été dure. Je ne m’en suis toujours pas remise ! C’est dire.

D’abord les personnages. Nous retrouvons Louis Fronsac et Gaston de Tilly, dont nous avions fait la connaissance dans les « Ferrets de la Reine' », puisque ce dernier est la jeunesse de Louis de Fronsac. Mais depuis les deux jeunes gens ont bien grandis. Louis est devenu notaire comme son père et Gaston est commissaire de Police. Gravitent aussi les parents de Louis, Richelieu, Louis XIII, Mazarin et aussi les Rambouillets. Jusque là je pense que vous aurez suivi. Notre héro est jeune, vaillant et courageux. C’est un bon gamin comme on dit. Il a le caractère facile (à l’inverse de Gaston), toujours prêt à rendre service. Le voilà donc embarqué dans la conspiration de Cinq Mars bien malgré lui.

Ensuite les lieux. Paris bien évidemment. Il n’en serait être autrement. Louis XIII et « le grand satrape » (Richelieu), y résident. L’auteur a une connaissance aiguë des différents sites de l’action. Nous sommes plongés dans un Paris du XVIIIè avec ses rues nauséabondes, ses baraques de guingois et j’en passe. Paris est en plein essor, c’est une ville qui se construit peu à peu. Puis nous allons prendre la route en direction de Narbonne en passant par Orléans, Lyon, Valence, Montpellier. On voyage pas mal dans ce tome. C’est que Louis (Fronsac) doit rejoindre Mazarin à Narbonne car Louis (XIII) y tient le siège contre les Espagnols.

L’intrigue pour finir. Cinq Mars ou bien encore Monsieur Le Grand, conspire avec le frère du Roi et la Reine pour faire tomber Louis XIII et Richelieu. La conspiration est à son apogée. D’autres nobles comme Hautefort et De Thou vont venir grossir les rangs. Mais Richelieu n’est pas dupe et Louis Fronsac a en sa possession des lettres pouvant compromettre Cinq Mars. Cette fois Richelieu le tient et ne laissera pas passer sa chance. Louis de Fronsac va alors se jeter dans une aventure rocambolesque l’entraînant dans sur des routes de France peu fréquentables.

Alors là où le bas blesse, c’est que l’auteur a eu une excellent idée de départ, mais il s’est perdu en cours de route, pour se retrouver à la fin. Explications… On découvre comme dans tout bon livre qui se respecte les personnages, le lieux, l’intrigue etc.. Mais durant  une bonne partie, l’auteur se lance dans des descriptions interminables. Et je déteste ça. En effet il va tracer une arbre généalogique complet de la noblesse Française, des ducs, des comtes, des marquis, qui a épousé qui, pourquoi, comment, et j’en passe. C’est long, très long. Puis dans le dernier tiers, la traversé de France par Louis Fronsac est juste….incroyable ! Il reste pendant près de 50 pages bloqué par la neige ! J’ai eu envie de sortir une pelle et de déneiger ! Puis la fin et l’épilogue font preuve d’une grande  virtuosité. Ça en est palpitant. On en apprend plus dans les 30 pages de l’épilogue que dans la moitié du livre.

Je suis mitigée quand à cette lecture, partagée entre le coup de cœur et la déception. C’est la première fois que je suis confrontée à un tel dilemme. L’auteur connait à fond son sujet, mais se perd et c’est dommage. Trop de descriptions, des longueurs, un multitude de noms pour rien. Cet opus est le premier de la série des Louis Fronsac. L’auteur a certainement voulu présenté ce qui sera sans doute la suite des aventures de notre notaire. J’ai d’ailleurs la suite dans ma PAL. Je la lirai, pas maintenant, car je dois digérer cette lecture. Mais pour les amoureux d’histoire, je recommande quand même chaudement cet auteur.

Note :

13/20

 

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Une réflexion sur “Jean d’Aillon – Le mystère de la chambre bleue

  1. Houlà, en effet, ce doit être bizarre de balancer entre coup de coeur et déception parce qu’on est carrément à l’opposé…mais du coup, ton article me donne envie de lire ce bouquin, qui est dans ma PAL depuis peu…

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