Enid Blyton – Téléfilm

Enid Blyton est née le 11 Aout 1897. C’est une auteure de livre pour enfant, dont notamment « Le club des cinq » et « Oui-Oui ». Je ne connaissait absolument pas cette auteure jusqu’à ce que je regarde le téléfilm de sa vie. Ce téléfilm s’intitule tout simplement « Enid ». Curieuse comme je suis, je me suis dit que cela pourrait être intéressant. Le téléfilm est Britannique. Enid Blyton est joué par Helena Bonham-Carter (Le discours d’un roi) et le rôle de son mari est tenu par Matthew MacFadyen (Les piliers de la terre, MI-5, Little Dorrit).

L’histoire débute dans l’Angleterre des années 1910 quand Enid n’est encore qu’une enfant. Son père quitte la maison et abandonne le foyer, ce qui provoque chez cette dernière un sentiment de colère et de frustration. A l’âge de 20 ans elle quitte la maison et part s’installer à Londres. Elle écrit déjà depuis plusieurs années des poèmes et des nouvelles. Londres est pour elle un moyen de se faire connaître tout en continuant d’être enseignante. A force de persuasion, elle décroche enfin un rendez-vous avec la maison d’édition Newnes. Là elle rencontre Hugh Alexander Pollock (Matthew MacFadyen), responsable éditorial, qui deviendra son mari.

Enid Blyton & Son mari Hugh Pollock (Helena Bohnam-Carter & Matthew MacFadyen)

Voilà que Enid, mariée s’installe avec son époux dans leur maison de Beaconsfield. Là vont naître deux filles Gillian et Imogène. Vous allez me dire une auteure de livres pour enfants, quoi de plus naturel que d’avoir des enfants et de les aimer ! Alors qu’elle goûte  à la gloire (ses livres se vendent à des millions d’exemplaires), elle ne goûte pas pour autant aux joies de la maternité. Enid se veut une femme dénuée de toutes affections, elle engage une Nurse afin de s’occuper de sa progéniture. Entendre ses filles pleurer, est quelque chose qu’elle déteste « au plus haut point ».

Et là alors que nous somme à 2/3 du film, on s’aperçoit que maintenant elle s’en prend au mari. Pauvre homme qui n’ a que pour faute de la couver des yeux, qui reste incrédule face à ses réactions envers les filles. Car profitant de la Seconde Guerre Mondiale, l’aînée, Gillian va filer vite fait en pension. Reste la pauvre Imogène trop petite pour y aller. Mais ça ne va pas tarder. Durand la guerre et alors que son mari est mobilisé dans le Surrey, elle fait la connaissance de Kenneth Walters, un chirurgien Londonien. Bien entendu, le mari au retour de la guerre, va être éjecté au profit de Kenneth. Celui-ci détestant autant les filles que sa femme, bonne raisons de se débarrasser de ces dernières.

Ce téléfilm m’a mise mal à l’aise, cette femme empreinte à des tourments, dus au départ de son père dans sa jeunesse, fait vivre un vrai cauchemar à ses filles et à son mari. Femme sans coeur, autoritaire, elle n’a aucunement la fibre maternelle, ni même la fibre maritale. La question se pose, comment une femme qui écrit des livres pour enfants, peut les détester à ce point ? Du reste après la guerre et au vu de ses nombreuses publications, elle sera accusée d’utiliser un « nègre » pour ses romans. En effet la rapidité d’écriture et le délai de parution mettent en doute sa crédibilité. Cette attaque portera encore un peu plus atteinte à la fragilité du personnage.  Le plus étrange c’est que afin d’obtenir le divorce, elle accusera d’adultère son mari, le fera « virer » de son poste chez Newnes sous la menace de ne plus faire publier ses livres chez eux.

Femme diabolique, pourtant si aimée du grand public enfantin, elle fera rêver des milliers d’enfants. Ses ouvrages (750) seront vendus à plus de 500 millions d’exemplaires. Malheureusement elle finira ses jours dans un asile psychiatrique, empreinte à la maladie d’Alzheimer  causée certainement par sa folie passée. Son premier mari, Hugh Alexander Pollock ne fera plus jamais parti de sa vie, il ne reverra jamais plus ses filles non plus, malgré la promesse faite lors du divorce. Son deuxième mari meurt avant elle. Triste fin mais aussi sentiment de malaise quand on connait cette l’histoire de cette femme qui a fait rêver tant d’enfants, tout en étant une femme diabolique. Ses romans continuent à ce jour de se vendre à raison de 8 millions d’exemplaires chaque année.

 

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